Toujours un bon moyen de connaître l'avenir des séries, voici le classement des 10 séries les plus rentables de 2009 pour les chaînes. Le montant indique le
coût d'un spot pub de 30 secondes.
10. FlashForward (ABC) - 175 724 $ 9. House (FOX) - 183 298 $ 8. The Office (NBC) - 191 236 $ 7. The Big Bang Theory (CBS) - 191 900 $ 6. Les Experts (CBS) - 198 647 $ 5. Les Simpson (FOX) - 201 920 $ 4. Les Griffin (FOX) - 214 750 $ 3. Mon Oncle Charlie (CBS) - 226 635 $ 2. Desperate Housewives (ABC) - 228 851 $ 1. Grey's Anatomy (ABC) - 240 462 $
Bon je suis déçu Fringe (X-Files des temps modernes) n'est que 25ème. Mais bon il paraît que ça n'est pas si mal comme score et que la série a un bon avenir devant
elle...
Jetez vous sur cette série d'ailleurs si ce n'est pas déjà fait
Merci à Serieslive.com à qui j'ai piqué les petites images déjà toutes redimensionnées :)
Il est temps de parler d’une série que j’affectionne tout
particulièrement et qui est sans aucun doute LA série de la rentrée 2009 dans la section « blockbuster hollywoodien ». Directement rentrée en dixième position sur le classement des
séries les plus rentables pour les chaînes de télévision, on est au moins sur que celle-ci sera prolongée pour une nouvelle saison. Petit aparté, qui de mon côté m’a étonné, The Big Bang Theory
fait partie du top 10 de ce classement et est plutôt bien classé si mes souvenirs sont bons. Je vous donnerai ce classement pour ceux qui sont intéressés.
Alors le synopsis de FlashForward qui va vous donner envie
de regarder…ou pas (qui sait, vous n’avez peut-être pas de goût… oui j’ai envie d’être cinglant aujourd’hui !). On suit plusieurs personnages et en particulier une personne que l’on peut
qualifier de « héros de la série invincible, qui va tuer des méchants à la pelle» et qui fait parti du FBI (enfin il me semble que c’est le FBI…en tout cas ils ont des flingues et ils aiment
les donuts, c’est tout ce qu’on a besoin de savoir).
Je recommence mon synopsis, car j’ai toujours rêvé d’en
commencer un par « un beau jour » et je viens de réaliser que c’est le moment idéal.
Un beau
jourJ, alors que le monde entier vaque tranquillement à ses occupations, un blackout total survient et la
population mondiale (enfin presque tout le monde mais là faut regarder la série pour en savoir plus) tombe inconsciente pendant 2 minutes et 17 secondes au cours desquelles ils voient leur futur
exactement six mois plus tard (vous comprenez le nom de la série maintenant). Je vous passe les détails du résultat du blackout. Des millions de morts à coup de crash d’avions, des kangourous qui
courent dans les rues (véridique…les gardiens de zoo, c’est plus ce que c’était… on ne peut même pas compter sur eux en cas de blackout mondial…). Et toute l’histoire se pose sur les différentes
visions… entre histoires personnelles et enquête sur l'origine de cet événement.
A l’heure où j’écris cet article, est diffusé le 10ème
épisode. Il est donc un peu tôt pour faire une critique globale de la saison 1. Pourtant on ne peut que constater le talent des scénaristes qui savent nous tenir en haleine. On a surtout
l’impression qu’ils savent où ils vont et que tout est déjà écrit (ce qui n’est sûrement pas le cas mais ils nous en donnent l’illusion). Qu’est-ce qu’il faut retenir… Déjà je vous conseille de
regarder le premier épisode pour vous faire un avis mais surtout car il est assez impressionnant puisque c’est l’épisode du blackout. L’image est belle, on sent que la chaine ABC a donné lesmoyens à
Brannon BragaetDavid S. Goyerde faire ce qu’ils avaient envie pour attirer le chaland. Les personnages sont attachants et malgré ce que j’ai dit au
début, ne sont pas les icônes de l’américain parfait ou plutôt de l’hollywoodien. Même le héros à ses vices et on plonge rapidement dans cette histoire certes abracadabrandesque mais à laquelle
on a envie de croire. Je vais en rester là pour l’instant, la série méritera je pense un article pour donner un avis définitif mais à l’heure actuelle je ne peux que vous conseiller de vous jeter
dessus.
Bon, je l'avoue, la blague est un peu naze mais elle a le mérite de raconter
la vérité. Je m'en excuse donc par avance! Après.... hum, 2 mois d'inactivité la plus totale, n'ayons pas peur de le dire, le JDD revient avec ce petit article musical. (Vous noterez la présence
de pubs sur le blog, et là, on s'en excuse mais en théorie devrait pas y en avoir.... Donc on cherche d'où vient l'embrouille...)
Souvenez-vous... Ou ne vous souvenez pas, parce qu'en fait c'était cet été et qu'au final vous vous en foutiez surement; souvenez-vous donc (je vais y arriver! Que la reprise est dure...), mi
juillet, le leader des Strokes, Julian Casablancas, annonçait sa volonté d'évoluer en solo. Auteur de la grosse majorité des chansons du célèbre groupe, c'était en septembre qu'il met sur
son Myspace un premier extrait de son album solo: 11th Dimension.
Eighties à mort avec ses synthés caracolant de concert avec les guitares, ce
premier titre n'était pas le single de l'année (jugé un poil trop lisse, mais entrainant), il était cependant resté comme un petit plaisir de fin d’été parfaitement acceptable. On attendait
donc des nouvelles de l'album en question du fils du célèbre créateur de l'agence de mannequin Elite.
Sorti il y a un mois, soit le 3 Novembre 2009, l'album de Julian Casablancas révèle un total un peu
maigrichon de 8 chansons. nommé Phrazes For The Young, c'est avec plaisir que l'on découvre les créations de ce garçon rebel New-Yorkais de 31 balais. Un poil branleur, et lifté pour
coller à l'image de la nouvelle scène rock underground, cet album solo est pour lui un tournant non négligeable. Sa pseudo volonté de quitter les Strokes, est plutot acceptée comme un départ à
l'amiable avec ses anciens collaborateur et amis. L'alcool ayant rythmé sa vie pendant des années, exigeant et capricieux, la belle gueule cherche un nouveau départ, ou tout au moins une remise
en question forcée...
Un départ plutot réussi si l'on écoute un peu son album... Phrazes for the Young, dont le titre est inspiré d’Oscar Wilde (Phrases and Philosophies for the Use of the
Young), et les textes du poète persan du XIIIe siècle Rûmi, est donc présenté par son auteur comme un album par défaut. Ce n’est pourtant pas un disque au rabais, loin de là. Simplement un
album qui lui est venu comme il le souhaitait. Pas de compromis, pas de discussion, bonne ou mauvaise il mettait son idée en musique et voilà le résultat.
Un album plus varié et moderniste que chez les Strokes, avec des sonorités
rappelant parfois nos petits français de Phoenix. On croise ainsi presque partout des synthés exubérants à la New Order (Out of the Blue ou le single 11th Dimension, taillés
pour les dance-floors mélancoliques, le très bubblegum Glass), des trompettes venues d’ailleurs (l’ultime Tourist), des solos de guitare parfois too much, un étrange petit
morceau de country futuriste (le superbe Ludlow St.), des constructions alambiquées un peu étranges mais agréables (l’effrayant River of Brakelights, le grandiloquent Left
& Right in the Dark). Le génie de Julian, appelons-le Juju, n'est pas mort, et il le développe ici tant vocalement que mélodiquement, et avec méthode et savoir-faire auquel il nous avait
habitué.
Vous l'aurez compris, Phrazes of the young est une réussite.
A la suite de cet album, reste maintenant la question de savoir si les Strokes, problèmes réglés, repartiront pour de nouvelles aventures vers l'infini et l'au delà, ou bien s'ils s'éprendront
pour les joies du solo... A suivre donc.
En attendont, nous pouvons toujours apprécier ce savoueux mélange à base de pop, qui arrive à point nommé comme une idée parfaite de cadeau de noël...
Sorti le 23 Septembre dernier, Démineurs fait parti de ce genre de film dont la
presse professionnelle se méfie comme de la peste puisqu'il parle d'un sujet ho-combien sensible: la guerre en Irak. Ex-compagne de James Cameron, Kathryn Bigelow fait son retour sur le grand
écran en signant ce film difficile à appréhender. Après Aux frontières de l'aube et Point Break, elle décide ici de s’intéresser à une unité spécialisée de l’armée américaine dont le rôle
consiste à repérer et désamorcer les mines semées sur le théâtre des opérations irakiennes.
Là où l'on pouvait facilement
glisser dans la niaiserie des discours de politique étrangère anti-bush ou de généralités moralisatrices sur la guerre en général, la cinéaste s'attache plutôt ici à dévoiler le portrait de trois
hommes qui ne changeront rien à la guerre, et se contentent de faire leur mission en attendant la permission, ou même pour certain, en attendant la mort. Assez peu pointé au cinéma, c'est le
travail des démineurs, ou plus exactement d'un démineur et son équipe, qui va être présenté sous plusieurs facettes pendant plus de 2 heures.
Le film s’ouvre alors par une longue séquence, très minutieuse, entièrement consacrée au labeur quotidien de ces hommes : la peur, l’attente, le dispositif de couverture, la technique de
déminage, les problèmes d’outillage… La tension ne se fait pas attendre, et Kathryn n'est pas ici pour nous montrer des héros américains, tout au moins sans gros plans, ralentis et personnage
principal adulé. Les héros ne meurent pas, les démineurs si. Première séquence donc, qui nous montre que si le travail de déminage est laissé à des professionnels, ils n'en risquent pas moins
leur vie, et par la même occasion celles de leurs collègues. A l'opposé d'un documentaire glorifiant des pompiers de New York, ce n'est pas tant leur type de mission qui est important ici, mais
les hommes eux mêmes.
Collègues ou équipiers, dans ce film, le terme est ambigu. Car parmi ces trois personnages, ne se trouve qu'un seul démineur. Les deux autres soldats étant spécialisés dans la protection
permanente du spécialiste, travaillant à découvert, et ayant bien peu de mobilité et possibilité de riposte de feu dans sa lourde combinaison de déminage. Ce qui va faire la force de ce film, à
mon gout, est le détail et le concert. Des trois hommes, aucun ne se détache en premier lieu, que ce soit la tête brulée ignorant les protocoles et mettant en danger ses co-équipiers, le soldat
attendant la mort avec impatience et peur tout à la fois, ou le soldat ne sachant même plus quelles raisons le poussent à être ici. Pas de discours ici, juste des images mises bout à bout, si
tant est qu'il est bien difficile de savoir le but premier du film avant la fin...
Plutôt aussi que de renchérir dans le spectaculaire, Bigelow va ponctuer les patrouilles de quelques scènes explosives, avant de repasser au calme avant la tempête. Ou plutôt, l'angoisse...
Oui car mine de rien, nous n'en sommes pas plus persuadés qu'eux que la soixantaine de jours qu'il leur reste avant de rentrer sur le sol américain, ne leur sera pas fatal. Car c'est tout le long
du film que nous allons compter avec eux ces longues journées emplies de ce sentiment d'insécurité qui colle à la peau.
Insécurité, parlons-en... En effet,
si à mon gout l'on pourrait reprocher quelque chose au film c'est l'image ambiguë du peuple Irakien aux yeux des soldats... Filmés de loin, perpétuellement montrés comme des menaces potentielles,
des enfants aux badauds, chaque irakien semble être dans ce film un terroriste potentiel. Ne sortant de leurs camps que pour des patrouilles ou des interventions éclairs, les soldats se méfient
de chaque irakien comme de la vermine. Mesure de sécurité, dans le sens où l'on est jamais trop prudent face aux techniques d'attentat des insurgés, n'hésitant pas à utiliser des enfants ou des
passants non-consentants (séquence choc de ce père de famille innocent sanglé d'explosifs malgré-lui), ou bien simplement léger xénophobie inavoué montrant une Amérique toujours méfiante et
paternaliste envers l'Irak... La bonne volonté de Kathryn ne nous défait pas de ce doute malgré tout.
La Guerre est une drogue. C'est avec cette phrase choc que le film débute, et c'est par la compréhension du sens lourd et difficile que le film se termine... Car si regarder le travail de
déminage est haletant et distrayant, le film souhaite aussi pointer l'effet pernicieux de la guerre au quotidien sur des hommes. Loin d'être critiqué, ou du moins ouvertement, on se contente
d'essayer de comprendre le personnage central de l'équipe, véritable énigme pour ses équipiers, ne se connaissant peut-être pas lui-même, en perpétuelle recherche d'adrénaline... On ne peut ni
s'attacher, ni se détacher de ce personnage, qui est pourtant le véritable centre de débat dans ce film, le comprend-t-on petit à petit...
Non contente de se saisir d’un sujet complexe dans le cinéma de grande consommation, Kathryn Bigelow l’a traité avec style, force, et une certaine rigueur, en déminant les pièges les plus
fréquents du ciné hollywoodien que sont la facilité spectaculaire ou le sentimentalisme. Et cela est quelque chose d'appréciable, car même si ce film n'est pas parfait et peut-être ambigu sous
certains points, il reste tout de même très intéressant en comparaison aux films contemporains traitant de la guerre. Je ne saurai donc que vous conseiller d'aller voir ce film qui a le mérite de
sortir des sentiers battus en la matière...
Pony Pony Run Run est de ces groupes jeunes, dont le premier album fait un carton. Un vrai carton. Les similitudes avec ces groupes s'arrêtent là puisque leur parcours est plutôt atypique pour un
groupe français. Depuis peu passé en boucle sur les ondes avec leur tube classé électro/pop Hey You , le groupe a cependant voyagé énormément
avant la sortie de ce premier album.
3 Jeunes Nantais qui se sont rencontrés aux Beaux-Arts, voilà ce que sont les Pony Pony Run Run, au nom si difficile à prononcer! Le nom du groupe, étant une référence à la pub Juvamine où il était
répété maintes fois le nom du produit, est sans cesse déformé en Pony-ny Ru-run à la prononciation ce qui amuse beaucoup les 3 lascars d'après leurs dires.
Ayant commencé par voyager énormément à travers l'europe
avant la sortie de leur album, le groupe est un des très rares groupe français ayant bénéficié d'une tournée promo mondiale avec notamment une grosse période de concerts au japon cet été.
D'influences extrêment variées, de l'électro au rock en passant par le rap et le métal ou la techno, chaque membre du groupe se targue d'avoir des gouts clairement différents.
Avec un single qui a résonné tout l'été, il serait trompeur de les juger avec ce hit. Car le reste de l'album est bien différent et se rapproche plus d'un pop rock aux sonorités électroniques, dont
le choix très intelligent de la promo au japon nous rappelle que ces derniers avaient déjà su apprécier à juste valeurs JUSTICE et DAFT PUNK, rien d'étonnant finalement à ce qu'ils trouvent leur
bonheur avec nos Pony Pony Run Run!
Le phénomène s'étend d'ailleurs en Grande-Bretagne, où le magazine "The Guardian" titre récemment “The French do British synth-pop even better than us”!!!
Pony Pony Run Run rayonne donc actuellement sur la
scène rock, avec élégante alliance de mélodies pop/rock 80’s synthétiques, saupoudrées d'électro. Et on ne peut s'empêcher de les rapprocher du groupe Phoenix, tant musicalement qu'au niveau des
similitudes entourant leur carrière, étant par ailleurs l'une des référence des trois nantais. Par ailleurs, la formation, actuellement en tournée en France, sera de
retour à Paris, le 2 décembre prochain à La Maroquinerie. Vous l'aurez compris, Pony Pony Run Run est donc un de ces disques qui apportent un peu de variété à
la monotonie des bacs français. Profitons-en!